Premières actions de conservation du Gypaète barbu au Maroc

Auparavant qualifié de localement commun, le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) a successivement disparu, depuis le début du XXème siècle, des régions suivantes : Rif, Sud du Maroc, Moyen Atlas, Sirwa, Saghro et ensemble de l’Anti Atlas. Actuellement, on estime la population marocaine à environ 20 à 30 individus localisés dans le Haut Atlas, et seulement 6 couples ou unités reproductrices, dont une dans le Parc National de Toubkal  (F. CUZIN).

De nombreuses actions de gestion et de réintroduction ont été menées en Europe au cours des dernières décennies, mais, au Maroc, seules quelques actions ponctuelles de conservation et de sensibilisation ont été menées dans le Haut Atlas depuis 2005. Ces actions ont eu le mérite de :

  • Collecter, sur la base d’observations directes ou collaboratives, de nombreuses données sur l’espèce, dans le massif du Toubkal, et, dans une moindre mesure, ailleurs dans le Haut Atlas ;
  • Sensibiliser la population locale et les visiteurs à la préservation de ce rapace ;
  • Organiser des charniers pour le renforcement alimentaire ;
  • Élaborer une base de données sur le Gypaète barbu dans le Royaume, qui compte à ce jour plus de 700 observations de cette espèce au Maroc.

Plan d’Actions pour la préservation du Gypaète barbu dans le Haut Atlas et le Parc National de Toubkal

Malgré les nombreuses actions menées depuis 2005 par la Direction du Parc National de Toubkal pour maintenir les quelques spécimens observés en haute altitude dans le Parc, les couples et les jeunes restent extrêmement fragiles : la poursuite des efforts entrepris jusqu’à présent s’est donc avérée absolument indispensable.